J’ai suspendu toute activité d’écriture “annexe” pour plancher sur la rédaction d’un livre, d’où le fait que cet espace soit resté si longtemps en jachère.
Merci pour cette analyse très utile pour tous celles et ceux qui enseignent l’analyse politique en Afrique. La comparaison bulle vs. vague offre une belle contribution à la discussion autour de la signification des Conférences nationales et leur contraste avec les régimes souverainistes actuels (ces dernières sont aussi la nième illustration de l’inadéquation du paradigme des transitions). J’ai aussi bcp apprécié la distinction historique entre États religieux, militaires et civiques que je ne manquerai pas à évoquer dans mes cours.
Excellente analyse, j'ai hâte de lire le prochain bilan d'étape. Quelques questions sur le Niger. Ce qu'on a vu avec la fièvre "labousanniste" chez nous n'est-elle pas quelque part la continuité de ce qu'on avait déjà connu avec le Tazarce et même, dans une moindre mesure, avec le Cosimba?
J'ai l'impression de revoir les mêmes acteurs et, plus ou moins, les mêmes obsessions: L'homme fort, la grandeur de la nation, alignement anti-occidental systématique(aujourd'hui c'est la Russie, hier c'était la Lybie, Cuba), le "retour aux sources" (même si, comme vous le soulignez, ils ne sont pas d'accord entre religieux, traditionnalistes et autres kemites).
Je me demande si l'on ne tient pas ici une substance, un fond idéologique, l'identité politique d'une bonne partie des nigériens.
Et si c'est le cas, est-ce un sujet qui vaut la peine d'être creusé selon vous, où s'agit-il juste d'une manifestation temporaire destinée à disparaitre de nouveau?
Pour répondre à la question: cette attitude ne disparaîtra pas d’elle même. Elle est très ancienne, au-delà même du Tazartché. C’est “l’idéologie nigérienne”, qui ne peut être remise à cause que par l’offre d’une pensée alternative dont les potentialités existent.
Merci pour cette analyse très utile pour tous celles et ceux qui enseignent l’analyse politique en Afrique. La comparaison bulle vs. vague offre une belle contribution à la discussion autour de la signification des Conférences nationales et leur contraste avec les régimes souverainistes actuels (ces dernières sont aussi la nième illustration de l’inadéquation du paradigme des transitions). J’ai aussi bcp apprécié la distinction historique entre États religieux, militaires et civiques que je ne manquerai pas à évoquer dans mes cours.
Excellente analyse, j'ai hâte de lire le prochain bilan d'étape. Quelques questions sur le Niger. Ce qu'on a vu avec la fièvre "labousanniste" chez nous n'est-elle pas quelque part la continuité de ce qu'on avait déjà connu avec le Tazarce et même, dans une moindre mesure, avec le Cosimba?
J'ai l'impression de revoir les mêmes acteurs et, plus ou moins, les mêmes obsessions: L'homme fort, la grandeur de la nation, alignement anti-occidental systématique(aujourd'hui c'est la Russie, hier c'était la Lybie, Cuba), le "retour aux sources" (même si, comme vous le soulignez, ils ne sont pas d'accord entre religieux, traditionnalistes et autres kemites).
Je me demande si l'on ne tient pas ici une substance, un fond idéologique, l'identité politique d'une bonne partie des nigériens.
Et si c'est le cas, est-ce un sujet qui vaut la peine d'être creusé selon vous, où s'agit-il juste d'une manifestation temporaire destinée à disparaitre de nouveau?
Pour répondre à la question: cette attitude ne disparaîtra pas d’elle même. Elle est très ancienne, au-delà même du Tazartché. C’est “l’idéologie nigérienne”, qui ne peut être remise à cause que par l’offre d’une pensée alternative dont les potentialités existent.
Bonjour, je suis tout à fait d’accord avec votre analyse.
Gigantesque